Les Espèces Exotiques Envahissantes

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Des espèces végétales et animales ont été introduites volontairement ou accidentellement par l’homme dans des territoires parfois très éloignés de leurs aires de répartition d’origine. Ces introductions sont favorisées par la mondialisation, l'intensification du commerce et le tourisme. Une certaine portion de ces espèces introduites s’adapte à leur territoire d’accueil et parfois peuvent y devenir envahissantes. Elles sont alors à l’origine des invasions biologiques.

Le Parc est aussi touché

Le Parc n’échappe pas aux invasions biologiques, et certaines espèces se sont tellement bien acclimatées à notre région qu’elles font désormais partie du paysage. Cependant, devant l’accroissement du nombre d’espèces exotiques envahissantes et surtout devant la très grande capacité d’extension de certaines d’entres elles, le Parc doit aujourd’hui prendre en compte ce problème.

Parmi les EEE menaçant la biodiversité du territoire du Parc la plus préoccupante est de loin la Renouée du Japon, qui en fait regroupe souvent sous ce terme deux espèces proches Reynoutria japonica et Reynoutria sachalinensis. 

D’autres espèces sont aussi présentes dans notre territoire, bien qu’elles soient encore peu présentes sur les communes du Parc. Citons entre autres les Jussies et le Myriophylle aquatique (Myriophyllum aquaticum), principalement dans les milieux humides comme les étangs et les mares, et parfois dans les prairies.

Quant à la faune on doit citer la Bernache du canada (Branta canadensis), le ragondin (Myocastor coypus) qui, quand ces derniers sont nombreux, creusent des galeries souterraines le long des berges des cours d’eau, provoquant parfois leur effondrement et de diverses espèces d’écrevisses dites américaines (Pacifastacus leniusculus, Orconectes limosus,  Procambarus clarkii) qui sont porteuses des maladies.

Voir la liste des Espèces Exotiques Envahissantes (flore) et des Espèces Exotiques (faune) présentes sur le territoire du Parc

Pourquoi  limiter la propagation de ces espèces ?

Certaines espèces exotiques envahissantes entrent en compétiton avec les espèces locales, cela à une incidence négative pour les ressources alimentaires (concurrence trophique), pour les milieux occupés par l’espèce (habitat), voire aussi comportementale (niche écologique). Elles modifient le milieu naturel et contribuent à l’homogénéisation des paysages. Elles perturbent et masquent la vision de certains éléments forts et identitaires des paysages, comme les cours d’eau.

Guide des EEEGuide de reconnaissance des espèces

Ce guide est destiné à faciliter l’identification des principales plantes exotiques envahissantes présentes dans le Parc. L’objectif est de pouvoir distinguer ces espèces à partir de leurs principales caractéristiques afin de faciliter le recensement par le grand public et les amateurs de la flore.

Télécharger le Guide de reconnaissance des EEE

Comment agir ?

Le Parc vous propose quelques conseils destinés à limiter la propagation de plantes exotiques envahissantes terrestres et aquatiques. La meilleure stratégie pour limiter leur propagation est de prévenir et d’empêcher la prolifération des espèces sur le territoire du Parc. Pour cela, nous vous invitons à suivre les conseils généraux suivants :

Vous jardinez ?
  • Ne pas planter ni distribuer ces espèces, il est préférable de semer ou d’implanter des espèces indigènes de la région.
  • Lorsque vous achetez une plante ou arbuste, il est recommandable de vérifier qu’il ne s’agisse pas d’une espèce exotique envahissante, certaines jardineries ainsi que des boutiques sur internet proposent encore ce type d’espèces. Voir les plantes conseillées par le Parc.
  • Evitez l’apparition de nouveaux foyers en arrachant les jeunes pousses à la main,  si possible avant la floraison. Pour certaines espèces comme la Berce du Caucase, la port de gants est nécessaire afin d’éviter des allergies cutanées.
  • Nettoyer après chaque utilisation les outils de jardinage (ciseaux, sécateurs...) pour éviter toute dissémination.
  • Ne pas transporter les résidus dans la nature ou dans les cours d’eau après les avoir arrachés.
  • Pour limiter la pollution des cours d’eau et nappes phréatiques, l’usage de produits phytosanitaires est fortement déconseillé. De plus ils sont inefficaces.
  • Informer vos voisins sur le caractère invasif de ces plantes afin qu’ils mettent en oeuvre les bonnes pratiques.
Vous avez un aquarium ?
  • N’achetez pas de plantes à caractère envahissant.
  • Ne videz pas l’eau des aquariums dans le milieu naturel, ils peuvent avoir certaines plantes aquatiques ornementales à caractère invasif. Les plantes doivent être détruites et l’eau mise à l’égout doit être débarrassée de tout fragment végétal.
Vous avez une mare ?
  • N’introduisez pas ces espèces aquatiques pour la décoration ou l’ornement, il existe d’autres espèces végétales recommandées pour les mares (soit strictement aquatiques ou de berges).
  • Si vous avez un petit foyer de Jussies, par exemple, privilégiez l’arrachage manuel.

Vous pouvez nous aider à recenser les différents endroits du Parc où l'on trouve la Renouée du Japon ou toute autre Espèce Exotique Envahissante, en participant à l'inventaire participatif.

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