Eau et vallées

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Avec plus de 330 kilomètres de rivières, l'eau est omniprésente sur le territoire. L’Yvette, la Rémarde, La Vesgre, la Drouette, la Mauldre et leurs affluents serpentent à travers la campagne. Ravins abrupts, fonds de vallées aux boisements linéaires, prairies humides, mares, friches herbues et roselières peuplées d'oiseaux forment autant d’écosystèmes, si précieux en Île-de-France.

Carte Eaux et vallées

Les caractéristiques
Le Parc naturel régional est partagé en cinq bassins versants. Au nord, la Mauldre avec ses affluents la Guyonne et le Lieutel. Au nord-ouest, la Vesgre et son affluent le Grapelin. Au nord est,  l'Yvette et ses affluents le Pommeret, le ru des Vaux, l’Ecosse Bouton, le Montabé, le Rhodon et la Mérantaise. A l’ouest, la Drouette et ses affluents la Guesle et la Gueville. Au sud la Rémarde avec ses affluents : la Rabette, l'Aulne, la Gloriette et la Charmoise. Les nombreux petits cours d'eau du territoire ont découpé les plateaux en vallées parfois très encaissées, orientés comme le relief, selon une direction nord-ouest/sud-est.
 
L’eau du plateau de Trappes, aux limons argileux, est drainée par la chaîne des étangs et rigoles, créée par Vauban pour alimenter les bassins de Versailles. Le circuit de découverte de cette rivière du Roi-Soleil commence à Vieille-Église par l'étang de la Tour. Des bornes à fleur de lis le ponctuent.
 
Pour façonner les paysages de fonds de vallées, la géologie s'est conjugué avec l’hydrologie : le socle argileux des fonds de vallées retient les eaux de ruissellement des coteaux ou celles qui transitent dans l’épaisse table de sable de Fontainebleau qui constitue les plateaux. L’eau se trouve ainsi bloquée dans son cheminement vertical et ressort alors au grand air : sources, prairies humides, mares, rivières, étangs, forêts alluviales humides ou marécageuses, marais, roselières, tourbières…
 
Aménagées, déboisées, drainées par l’homme pour le pâturage et le maraîchage, ces zones naturellement humides redeviennent sauvages avec le recul ou l’abandon de ces pratiques culturales. Aujourd’hui, la richesse écologique qui accompagnait ces espaces remaniés par l’homme, subsiste ou bien a disparu au profil d’une autre nature différente, mais tout aussi riche : la nature évolue en fonction du climat, de la géologie et des contraintes liées aux activités de l’homme.
 
Au coeur des vallées
Les rivières et zones humides représentent un patrimoine remarquable, essentiel en termes de ressource en eau, biodiversité, paysage et culture. Elles doivent être préservées et restaurées dans leur naturalité aussi bien pour leur valeur patrimoniale que pour les services écologiques associés qu’elles fournissent : autoépuration de l’eau, biodiversité, régulation des crues par débordement naturel et absorption, cadre de vie, randonnée, pêche, etc. Les zones humides font partie des milieux naturels les plus menacés, localement et dans le monde entier.
 
En France, la moitié a disparu depuis 1960. Cette protection est l’affaire de tous, Parc naturel, communes, mais également agriculteurs, chasseurs, propriétaires privés et randonneurs. Au coeur des vallées, ces espaces lorsqu’ils sont maintenus ouverts contribuent à la diversité des paysages. Or, du fait de l’abandon des activités d’élevage, la forêt tend peu à peu à les recouvrir, à les banaliser. La biodiversité des prairies humides et marécageuses accuse alors une nette régression. C’est dans le cadre de ses missions d’expérimentation que le Parc naturel a mis au point des techniques de restauration, testé différentes modalités d’entretien, et construit toute une offre de gestion à l’attention des propriétaires de prairies humides. La démarche associe propriétaires fonciers, éleveurs ou propriétaires d’animaux rustiques. Le recours aux cheptels locaux permet de revaloriser ces espaces sur le plan agricole et de les réintégrer, en partie, dans le circuit économique. Et les plus petites parcelles font le bonheur des poneys des particuliers en quête de pâturages.
 
Au coeur des vallées, les mares et les rivières aussi font l’objet de toute l’attention du Parc naturel. L’objectif est de maintenir suffisamment de mares pour qu’elles soient reliées en réseau et permettent à la faune de circuler de l’une à l’autre selon ses besoins. Quant aux rivières, l’objectif est d’en rétablir la continuité naturelle, pour le libre déplacement de la faune (ex. Truite fario) et des sédiments.
 
Plaquette eau et Vallées
 
 
 
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