Mis à jour le 27 septembre 2022
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Identité et qualité architecturale

Identité et qualité architecturale

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Identité et qualité architecturale
 
Histoire et urbanisation
 
 
Sur la trame de très anciennes voies, un long processus urbain, du Ve au XVe siècle, a constitué probablement l'essentiel du visage des petites cités historiques de la Haute Vallée de Chevreuse.
 
Le pouvoir des seigneuries et des abbayes a façonné en partie le territoire, notamment avec la constitution de grands domaines : parcs et châteaux, abbayes, exploitations agricoles. Le réseau de petites rivières a connu d'importants aménagements, supports d'un développement artisanal avec de très nombreux moulins et, localement à Chevreuse, des tanneries.
 
Au XIXe siècle, la naissance d'une nouvelle bourgeoisie, l'arrivée du train à Saint Rémy-lès-Chevreuse et la proximité des gares sur la ligne Paris / Rambouillet ont favorisé le développement d'une architecture de villas cossues entourées de grands jardins.
 
Dans la première moitié du XXe siècle, sont créés quelques grands lotissements aux rues rectilignes. 
 
Entre les années 1970 et 1985, le territoire a connu un développement urbain rapide avec des quartiers de lotissement ou de groupements d'habitations de même modèle.
 
Kaufmann and Broad a réalisé à cette époque au Mesnil-Saint-Denis une de ses premières réalisations en France. En 1973, Magny-les-Hameaux s'était agrandie de 500 «Chalandonnettes». Cette commune a continué à s'agrandir puisqu'elle a fait partie de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines.
 
La création du Parc naturel régional en 1985 a mis un frein aux extensions urbaines. L'objectif actuel est d'interdire toute consommation d'espace naturel et d'utiliser le potentiel situé dans les espaces déjà bâtis. L'enjeu des années qui viennent est la prise en compte du développement durable dans les espaces bâtis.
 
Architecture et identité locale
 
 
De la Haute Vallée de Chevreuse, on connaît surtout ses paysages, sa forêt et ses vallées. On apprécie également ses villages de caractère au cœur desquels il fait bon flâner, parcourir les rues.
 
Depuis plusieurs siècles, le patrimoine bâti a participé à la formation de l'identité de ce territoire. Qu'il s’agisse de la couleur d'un volet, de la pierre d'un mur, de la forme d'une rue, chaque élément d'architecture contribue à créer l'unité d'un village.
 
Peu connu, ce patrimoine évolue au gré du temps et demeure très fragile. Pour en assurer la conservation, pour l'adapter aux besoins contemporains ou encore pour le modifier sans le dénaturer, le Parc naturel fait des recommandations architecturales. Il s'agit d'affiner son regard et de prendre le temps de redécouvrir son environnement quotidien : l'intimité d'une place bordée de maisons, les proportions d'une façade, la texture et la couleur d'un enduit à la chaux...
 
Le rôle du Parc est de donner des clés pour comprendre votre habitat et repérer les savoir-faire qui y sont liés.
 
Le bâti rural a façonné les lieux habités du Parc :
 
Les constructions sont de dimensions modestes où prédominent la tuile, la meulière et le grès. Un habitat modeste est lié aussi aux activités artisanales : carrières, tuileries, tanneries.
 
Chevreuse et Rochefort sont deux bourgs remarquables où les constructions sont denses avec un bâtiment principal aligné sur la rue, et, à l'arrière, accessible par un porche, un bâti secondaire, des cours et des jardins. Les façades sont plus ordonnées et cossues que dans les villages. La façade principale est enduite à la chaux.
Les églises qui remontent souvent au XIIe siècle sont indéniablement les joyaux légués par l'époque médiévale. Un patrimoine intéressant est lié au bâti public du XIXe comme des mairies, des écoles, des lavoirs.
Si beaucoup de monuments ont disparu, il reste des constructions emblématiques comme le château médiéval de la Madeleine à Chevreuse, puis des châteaux du XVII au XXe siècle comme ceux de Dampierre, de Breteuil, de Bonnelles, de Méridon, de Rochefort.
Les abbayes des Vaux de Cernay et de Port Royal sont également exceptionnelles.
 
Les fermes :
 
De nombreuses grandes fermes ponctuent le territoire, comme un réseau qui illustre l’activité agricole passée et présente des lieux.
 
Ces grandes fermes sont pour la plupart les témoins d’un ancien partage du sol entre les différents seigneurs laïcs et religieux présents sur le territoire dès le Moyen-âge.
 
Elles abritaient une vie agricole foisonnante et diversifiée. Les différents bâtiments qui les composent répondaient donc à des fonctions précises : loger les hommes, abriter les animaux, stocker denrées et récoltes et ranger le matériel agricole.
 
Véritables repères visuels, elles participent de l’identité du territoire et des paysages.
 
Pour en savoir plus : voir la suite "Qualité architecturale et environnementale"
 
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