Programme minceur pour nos poubelles

Défi Zéro déchet
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La deuxième édition se termine avec un joli bilan négatif ! Les 191 familles qui ont participé au Défi zéro déchet ont considérablement baissé la production de déchets. Retour sur trois mois de régime drastique.
 
Article de l'Echo du Parc n°83 (février 2020)
 
À la rentrée 2019, Catherine et Ronand Droucheau Pernod ont réuni le conseil de famille. « Faut qu’on parle : et si on se lançait dans le défi (presque) zéro déchet ? » proposent-ils à leurs deux filles de 9 et 12 ans. Lancé pour la deuxième  année consécutive par l’Alec SQY et les associations partenaires, le challenge consiste à mettre ses poubelles au régime grâce à un accompagnement ludique et convivial.
 
« Au début, les filles avaient peur que cela nous oblige à vivre complètement différemment. On leur a expliqué que cela allait changer notre manière de consommer mais pas fondamentalement notre mode de vie. On leur a rappelé l’urgence environnementale et la nécessité de passer à l’action, à notre échelle à Bonnelles. » Lorsque la famille Droucheau Pernod se rend à la première réunion d’information sur le tri des déchets organisée à la Maison du Parc, les filles sont rassurées. « On avait déjà un compost et des poules, explique Catherine. On était déjà pas mal engagés. Le premier enjeu pour nous était d’évaluer notre production de déchets pour pouvoir la faire baisser. » Chaque famille se voit alors équipée d’un matériel de pesée pour effectuer des relevés réguliers. Karine Flogeac, participante de Sonchamp témoigne : « en deux mois nous avons déjà réussi à réduire de 22% le poids de nos poubelles mais parfois on se fait avoir. On achète du bio et on se retrouve avec des gâteaux suremballés, c’est pas toujours facile de s’y retrouver. »
 
Apprendre à faire soi-même, acheter moins de produits tout faits, rencontrer d’autres acteurs du zéro déchet, tel était l’objectif du deuxième rendez-vous programmé quinze jours après le début du défi.
 
Bonnes idées en vrac
 
Pendant trois mois, du 13 septembre au 1er décembre, 647 participants et 183 animaux ont pu participer à 90 animations proposées par l’Alec et les partenaires. Il y a eu des animations pour apprendre à fabriquer ses cosmétiques ou ses produits ménagers soi-même, des visites de centres de tri et de ressourceries, des projections de film, des conférences, des randos, des sessions de troc, des ateliers récup’ créative pour les enfants, réparation de vélo et création de sacs à vrac pour les parents… Dans la famille Droucheau Pernod, toutes les bonnes idées glanées ici et là se sont transformées en challenge hebdomadaire. Catherine s’est mise à faire ses yaourts, les filles à concocter des gâteaux, un autocollant Stop pub a été collé sur la boîte aux lettres. Pour leurs courses, Ronand et Catherine se sont mis au vrac et ne se déplacent plus jamais sans leurs contenants alimentaires que ce soit au marché ou au Comptoir du vrac à Rambouillet. « C’est assez facile, les commerçants sont plutôt réceptifs. »
 
Chez les Flogeac, après quelques semaines, l’essuietout, les lingettes, le gel douche ne font plus partie de la maison. « On limite le plastique et on essaie de privilégier le verre, explique Karine. Il y a des choses qui sont faciles à changer, d’autres moins. Comme on est très occupés, on fait souvent nos courses en ligne. Niveau emballages, il y a encore beaucoup d’efforts à faire du côté des distributeurs. » De toutes façons, la famille y va pas à pas. « On essaie de mettre en place des choses que l’on va pouvoir poursuivre après. Il vaut mieux être raisonnable si l’on veut que les efforts soient durables. » Même démarche chez Catherine et Ronand qui ont commencé par éliminer les déchets liés à l’alimentation. « On n’en est pas encore aux produits d’entretien et d’hygiène, raconte Catherine. On écluse d’abord les stocks. La prochaine étape ce sera la lessive et puis on garde la salle de bain pour la fin. » Depuis le début de l’aventure, les Droucheau Pernod ont réduit de 60% ce qui leur reste dans la poubelle traditionnelle.
 
39% de déchets en moins
 
À en croire les participants, impossible de faire marche arrière quand on a commencé à limiter sa production de déchets. « On est fier d’avoir fait ce défi, témoigne Ronan. Laisser moins de déchets derrière soi est valorisant et savoir qu’on n’est pas tout seul dans la démarche est particulièrement motivant. » En 2018, tous les participants confondus ont réduit de 39% leur production de déchets. Quel sera la bilan de la cure d’amaigrissement 2019 ? Résultats à la virgule près dans quelques semaines.

 

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