Ville et biodiversité réconciliées

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La ville, espace gris où la biodiversité serait bannie? Que nenni ! L'espace urbain peut s'avérer très accueillant pour les écosystèmes. Suivez notre guide dans la ville idéale où les fruits poussent et les murs chantent.
 
Article de Cécile Couturier pour l'Echo du Parc n°80 (mai 2019)
 
Une cité faite pour les hommes ... mais aussi les plantes et les animaux. La ville, le village, le bourg peuvent accueillir une végetation luxuriante et une faune épanouie. C'est devenu un enjeu primordial pour faire face à la disparition des milieux naturels, problématique pour de nombreuses espèces. Comment faire abondamment fleurir et pépier les villes, tout en maintenant les activités humaines?
 
D'abord, en végétalisant un peu partout. "Et en adoptant une gestion différenciée des espaces verts, souligne Marion Doubre, chargée de mission paysage au Parc. Il s'agit d'opter pour des modes d'entretien différents selon les sites de la commune : ici un espace tondu, là une prairie fleurie, là-bas une parcelle plus sauvage." Autre champ d'action : les fossés, noues, mares... et leur riche écosystème aquatique. La succession de ces "points" verts et bleus va permettre aux animaux de se deplacer, s'abriter et se nourrir, venant alimenter les trames verte, bleue et noire pour proteger les espèces nocturnes.
 
Dans le vert, tout est bon !
 
« Partout où c'est possible, l'idéal est de ne pas trop intervenir, pour faire venir les espèces locales », souligne Marion
Doubre. Voilà une manière nouvelle de penser et concevoir la ville : « II ne s'agit plus d'apposer des solutions toutes faites, mais de s'interroger sur les enjeux pour la commune et le terrain, sur les objectifs du projet pour adapter les solutions à chaque site " ajoute Jenifer Bureau, chargée de mission urbanisme. Sur le territoire du Parc, un nombre croissant de communes fait ainsi évoluer ses pratiques vers plus de "nature".
 
Car les impacts ne sont pas seulement positifs pour la faune et la flore. Prenons l'exemple de la mare : elle absorbe le trop-plein de precipitations, ce qui limite les inondations, constitue une réserve d'eau et peut permettre un assainissement naturel. De plus, les petites communes rurales qui recréent une mare retrouvent leur identité historique : au siècle demier, presque toutes, dans le Parc, en avaient une ! Cerise sur le gâteau, si pour les projets écologiques l'investissement de depart est parfois important, le gain financier est souvent réel, dès le moyen terme : moins d'entretien, plus de ressources, de résistance aux aléas ... Qu'on se le dise, dans le vert, tout est bon!
 
Dans le Parc, ça donne quoi ?
 
De nombreuses communes ont déjà misé sur la biodiversité, comme ...
  • Les-Essarts-Ie·Roi et Clairefontaine-en-Yvelines. qui réservent des espaces non tondus, gérés en fauche,
  • Magny-les-Hameaux et Chevreuse, qui ont créé une noue en centre-ville pour absorber l'eau de pluie,
  • Le Perray-en-Yvelines qui planche sur un écoquartier, intégrant la préservation de l'environnement au coeur du projet,
  • 31 communes du Parc qui, plusieurs heures par nuit, éteignent les lampadaires publics,
  • Bonnelles qui a été élue "Capitale régionale de la biodiversité 2018" pour l'ensemble de sa démarche.
Ville et biodiversité
Une palette d'outils
 
Vous souhaitez développer un projet "alternatif" dans votre commune mais rencontrez un problème technique ou ne savez pas par où commencer ? Le Parc met à disposition des élus et techniciens des outils dédiés :
  • accompagnement sur les volets aménagement paysager, urbanisme, architecture, zéro phyto... adapté aux spécificités de chaque commune,
  • fiches-outils de l'espace public : résumés des enjeux, de la réglementation et des solutions techniques, sur différents thèmes (trame verte et bleue, gestion alternative des eaux de pluie, prairies fleuries, etc)
  • Pour chaque secteur du Parc, fiches-actions liées au plan "Paysage et biodiversité", listant toutes les interventions.
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