Utopies réalistes

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« Le progrès n’est que l’accomplissement des utopies », écrivait Oscar Wilde au XIXe siècle. 150 ans plus tard, le Parc prend au mot l’écrivain et lance la 4e édition des Utopies réalistes, un appel à bonnes idées pour demain. Vous souhaitez faire progresser le monde ? Candidatez.
 
Voilà 50 ans que l’innovation est inscrite dans l’ADN des Parcs naturels régionaux : expérimenter encore et toujours pour ré-inventer les territoires. Dans le Parc de Chevreuse, l’innovation se veut également collaborative, partagée par l’ensemble de ses acteurs. Aussi, depuis 5 ans, le Parc a imaginé un générateur de bonnes trouvailles : les « Utopies réalistes », un appel à projets lancé auprès des communes, des établissements publics de coopération intercommunale, des entreprises, des associations et des particuliers. L’appel à projets est tout à la fois un outil original et souple, un levier économique et un laboratoire d’idées et d’expériences.
 
Inspirez, candidatez
 
Concrètement, cette aide financière dont le montant est laissé à l’appréciation d’un jury pluriel composé d’élus des commissions thématiques du Parc (de l’agriculture aux déplacements durables en passant par l’architecture ou la biodiversité) récompense les projets basés sur une démarche de développement durable contribuant à la mise en oeuvre de la charte du Parc. À partir de ce socle commun, l’imagination est encouragée tous azimuts. Les projets peuvent porter sur les thèmes de l’architecture et du patrimoine, de la culture, de l’énergie et de la transition énergétique, de l’urbanisme et des paysages, de l’ingénierie écologique, climatique et énergétique. Ils peuvent être pédagogiques, économiques, artistiques… prendre la forme de recherches scientifiques, d’études techniques, de réalisations concrètes ou d’études pré-opérationnelles pourvu qu’ils soient dans le même temps utopiques et réalistes.
 
Chaque édition a vu émerger des projets audacieux. Des exemples ? En 2015, le jardin agricole des Essarts-le-Roi a été retenu pour son intention de lier urbanité et ruralité. L’ambition ? Faire cohabiter sur un même espace lotissements, parcelles agricoles et piste cyclable, le tout dans une véritable harmonie paysagère. Dans ce nouvel espace public, le rôle du végétal n’est plus simplement ornemental mais devient un objet de consommation directe et un support de compréhension du monde agricole.
Arboretum de la Geneste
 
À Châteaufort, au domaine de la Geneste, magnifique parc arboré de 23 hectares, la propriétaire Isabelle Pasik a souhaité quant à elle mettre en place les aménagements nécessaires pour accueillir tous les publics dans son arboretum, des personnes peu mobiles aux non voyants. Des aménagements ont été réalisés pour rendre le domaine plus lisible et, pour les aveugles, des panneaux ont été édités en braille avec les silhouettes des arbres notamment. Deux mini-chevaux américains dressés pour guider les mal-voyants leur permettront de circuler plus facilement.
 
Dans un tout autre style, l’équipe de Julien Rathle de la société AirDesignLab, elle aussi lauréate a imaginé une cheminée de ventilation naturelle. C’està- dire ? « L’idée principale est d’utiliser les conduits de cheminées pour rafraîchir l’espace », explique l’architecte. « Grâce à l’aide du Parc, nous avons pu construire un prototype exposé à l’université d’Orsay et démontrer qu’on pouvait refroidir un bâtiment avec ce procédé. »
 
Quelle sera la moisson 2017 ? Qui seront les inventeurs du Parc du XXIe siècle ? L’appel vient tout juste d’être lancé. À vous de jouer !
 
Article d'Hélène Binet pour l'Echo du Parc n°75
 
 
 
 
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