Identification / Cartographie de la TVB

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Inventaires de terrain, bibliographie et zonages

Pour intégrer la TVB dans la Charte, la priorité et les moyens du Parc ont porté sur les enjeux majeurs du territoire, révélés par des inventaires de terrain très poussés sur : rivières, prairies, zones humides, mares et les infrastructures linéaires et urbaines. Des groupes d’espèces ont été sélectionnés et inventoriés de manière homogène et reproductible : poissons, écrevisses, amphibiens, odonates, lépidoptères, chiroptères, chouettes chevêche et effraie, flore vasculaire ou oiseaux. Les protocoles utilisés ont été choisis suivant leur faisabilité au moment de la révision de la Charte. La bibliographie récente, les zonages ZNIEFF et ceux réglementaires (Natura 2000, RNR, RBD, RBI, APPB) ont permis de compléter ces données. Au final, cinq sous-trames se sont dégagées : cours d’eau ; herbacée ; mares et zones humides ; arborée ; grandes cultures.

Elles font écho à la position de « château d’eau » du territoire avec ses six têtes de bassin versant et à la dominance des milieux agricoles (50%) et forestiers (50%) sur cet espace au caractère périurbain situé à 40 kilomètres de Paris.

Identification des réservoirs de biodiversité

Les réservoirs de biodiversité ont été établis en croisant l’ensemble des connaissances décrites ci-dessus, avec une logique de connectivité à l’échelle du territoire et au-delà. Ils n’ont pas été nommés comme tel, le terme n’étant pas arrêté à cette époque, mais comme des Sites de Biodiversité Remarquable ou SBR. Ces zonages sont représentés sur le plan de Parc par des polygones rouges (cf Plan de Parc).

Caractérisation des corridors

Les corridors ont été proposés sur la base des connaissances concrètes de terrain du Parc et de ses partenaires. Ils n’ont fait l’objet d’aucune modélisation.

  • Les corridors de milieux ouverts : caractérisés par une strate herbacée plus ou moins continue et parsemée d’éléments arborés ponctuels, en nappe ou linéaires. Ils relient les noyaux de reproduction de la chouette chevêche (espèce cible TVB), assez bien connus localement (campagne exceptionnelle de points d’écoute chouette chevêche avec les partenaires associatifs et institutionnels locaux). Ils sont reportés au plan de Parc sous la forme de linéaires schématiques différents selon le niveau de fonctionnalité estimée. Ils relient les zones de prairies à enjeu biodiversité, elles-mêmes représentées par des polygones orange et intitulées Zone d’Intérêt Ecologique à Conforter, ou ZIEC.
  • Les corridors grande faune, et leurs interactions avec les infrastructures routières, ferroviaires et urbaines du territoire. Ils ont été déterminés en croisant les connaissances de l’ONCFS, de la fédération de chasse (FICIF), de la société COFIROUTE, et celles issues d’un diagnostic exhaustif de la perméabilité des infrastructures locales par le Parc. Ces corridors sont reportés sur le plan de Parc par des figurés indiquant leur localisation, leur nature et leur niveau de fonctionnalité actuelle.
  • Les corridors des mares de plateaux en réseau font l’objet d’un zonage particulier dans un contexte agricole de grandes cultures. Ces mares hébergent des populations de pélodyte ponctué et de rainette verte. Leur survie dépend de pratiques agricoles différenciées et du maintien d’un réseau herbacée et arboré minimum.
  • Les corridors des amphibiens ont été déterminés lors des inventaires de 2007 à 2009. Les quatre principaux sont repérés sur le plan de Parc.

Trame Verte et Bleue

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