Les Oyas : de l'eau pour les plantes, avec moins d'arrosage

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10 nov - 30 nov
oya
Le paillage commence à s'imposer comme la technique naturelle de bons sens pour protéger le sol de l'évaporation et nourrir les plantes. Mais en complément, d'autres solutions comme l'oya, déjà utilisée dans le sud du pays, peuvent s'avérer très précieuses dans notre région, avec la multiplication des épisodes climatiques extrêmes.


En périodes de canicule, qui surviennent de plus en plus souvent le paillage seul, ne suffit plus à protéger les plantes du dessèchement" explique Stéphane Loriot, animateur au Parc. Pour s'adapter à ces changements la technique des oyas pourtant très ancienne, pourrait devenir une solution d'avenir. Ces pots d'irrigation enterrés ont été inventés en Chine il y a 4 000 ans et les Romains l'utilisaient aussi. Il s'agit de pots en terre cuite, en argile mi-poreuse, que l'on enterre dans le sol, le couvercle se trouvant en surface.
 
schema oya
Irriguer et régénérer
 
"J'ai découvert l'oya avec Daniel Chollet, formateur en éco-jardinage ; il l'a adoptée dans son jardin expérimental sur le plateau de Cernay, où il teste toutes sortes de techniques innovantes et naturelles. " précise Stéphane. L'économie d'eau et d'arrosage est optimale. La diffusion de l'eau est très lente. C'est la symbiose entre la plante et le sol qui détermine la vitesse de dispersion. La terre reste humide sous le paillage et grâce à la porosité de la poterie, l'eau se diffuse sur un rayon d'environ 1 metre ou plus tout autour du pot. Il faut donc les placer à 1 m ou 1,5 m de distance et les remplir tous les 10 jours environ. On estime qu'avec l'Oya on a besoin de 50 à 70% d'eau en moins par rapport à un arrosage classique, car il limite fortement les pertes liées à l'évaporation ou au ruissellement.
 
 
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