Gare autoroutière

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Bus autoroutier

À la gare autoroutière de Briis-sous-Forges, 313 000 voyageurs ont utilisé les lignes express en 2012. C’est plus qu’en 2011 et sans doute moins qu’en 2013. Le service n’en finit plus de séduire. Normal, les bus acheminent les passagers jusqu’à la gare de Massy en 14 minutes.

Avec son grand parking de deux cent trente places gratuit et surveillé, un bus toutes les cinq minutes aux heures de pointe en direction de Massy, Courta­bœuf, Dourdan ou Orsay, des trajets effectués en des temps records, la gare autoroutière fait figure d’exemple.

« Chaque semaine, nous recevons des appels de France et de l’étranger pour demander des explications sur le fonction­nement et le principe de notre gare autoroutière », écrit le président de la communauté de communes du Pays de Limours (CCPL), Christian Schoettl, dans Le « Petit Journal » de la Gare Autorou­tière, sorte de 20 Minutes local où l’on suit les péripéties de cette aventure encore expérimentale.

« Le concept n’en est qu’à ses débuts, confirme Fabien Lambert, chargé de mission transports à la CCPL, il faut le pérenniser. »

L’idée portée par la communauté de communes est très simple sur le papier : il s’agit d’implanter un pôle d’échanges sur l’auto­route où l’usager vient en voiture, en transport en commun ou à vélo, laisse son véhicule au parking et monte dans un bus qui l’achemine rapidement à une gare ou sur son lieu de travail. La réalité est plus complexe : il faut respecter un certain nombre de règles de sécurité sur l’autoroute, assurer la meilleure qualité de service possible et gérer la demande croissante d’année en année. Depuis sa mise en place, les innovations se succèdent. En allant vers Massy, la bande d’arrêt d’urgence de l’A 10 est désormais dédiée, à titre expéri­mental, au passage des bus  sur un kilomètre de voirie. Le parking sera prochainement agrandi et comptera cent places supplémentaires. Le Syndicat des transports en Île-de-France (STIF) souhaite étudier un doublement du quai en direction de Massy pour pouvoir accueillir simultanément deux bus.

« À cause de sa configuration particulière, on enregistre trop de voyageurs sur le quai le matin aux heures de pointe par rapport à la capacité d’embarquement des véhicules en provenance de Dourdan, confie Fabien Lambert. Ce projet d’aménagement devrait permettre, selon le STIF, de mieux réguler le trafic. »

Cela étant, même si les voyageurs doivent parfois laisser passer un bus ou deux avant de trouver une place, l’enquête Cofiroute menée en mai 2012 montre qu’ils sont plutôt satisfaits.

En savoir plus (site de la CCPL)

Article de l'Echo du Parc 61 / Hélène

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