Témoignages élus

Le mot du président

Fin juin, le Conseil Régional d’Ile-de-France a fixé le périmètre d’étude pour le renouvellement de la Charte du Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse. Ce périmètre d’étude – qui n’est pas le périmètre définitif - comprend 77 communes du sud-Yvelines et de l’Essonne, au lieu des 21 communes actuelles. L’objectif est donc de refonder un nouveau Parc naturel régional en relevant deux défis : bâtir un projet commun à partir de territoires différents et tenir les délais. Le plus gros défi est de ne pas affaiblir l’identité du Parc forgée au fil des ans et de ne pas perdre les acquis de 22 ans d’expérience mais, au contraire, d’en faire bénéficier les nouvelles communes. L’autre défi tient au délai fixé par la loi et à la complexité de la procédure. La nouvelle Charte doit impérativement entrer en vigueur en janvier 2011 et nous ferons tout pour être au rendez-vous, même si jusqu’à présent aucune révision de charte n’a été réalisée dans un laps de temps aussi court. Vous serez bien évidemment associés à cette œuvre collective et deux réunions publiques sont d’ores et déjà programmées cet automne. Mais surtout, vous pourrez participer à la révision en direct en consultant le site Internet du Parc. A bientôt pour débattre de l’avenir de notre territoire.  

Yves VANDEWALLE  

 

Guy Poupart, Maire de Bonnelles, Vice-président du Parc

Cela fait dix ans maintenant que nous pensons à l’agrandissement de notre Parc.
En 1999 déjà il était question que les communes du Massif de Rambouillet s’y rattachent. S’ouvrir est pour moi une bonne chose. Surtout si les nouveaux candidats sont très motivés pour travailler sur un projet de « Parc » en commun. C’est d’abord la preuve que nous avons fait un travail intéressant et que nos réalisations font envie - les communes se précipitent rarement autant lorsqu’il s’agit d’adhérer à un autre type de structure intercommunale-. Par sa proposition d’extension, la Région reconnaît aujourd’hui officiellement l’utilité et la pertinence de notre existence et souhaite que nous essaimions nos pratiques de développement durable au delà de notre périmètre initial : c’est motivant et encourageant. Aussi, et c’est là le véritable argument, étoffer le nombre de communes permettra d’asseoir notre pouvoir. A 21, nous ne pesions parfois pas assez lourd dans les négociations régionales ou départementales. A 77, nous aurons une véritable légitimité. Notre Parc sera plus fort et pourra davantage faire face aux pressions importantes qui l’entourent.  

Michel Vampouille, Vice-Président de la Région en charge de l’environnement, du développement durable et de l’éco-région

Depuis 22 ans, le Parc de la Haute Vallée de Chevreuse agit efficacement en faveur de la protection et de la valorisation du patrimoine, d’un développement respectueux de l’environnement et de l’éducation à l’éco-citoyenneté. Les premiers éléments du bilan évaluatif attestent de cette réussite et le Conseil régional d’Île-de-France a donc souhaité proposer une extension du territoire du Parc, des Yvelines à l’Essonne, sur un territoire qui constitue le cœur du grand arc régional sud-ouest de la biodiversité reconnu pour sa richesse comme pour sa fragilité. « Nous souhaitons nous appuyer sur les savoir-faire des Parcs naturels régionaux pour favoriser un développement durable des territoires ruraux de l’Île-de-France. Le moment est venu pour les élus des collectivités concernées de choisir de participer aux travaux d’élaboration de la nouvelle charte. » explique Michel Vampouille, Vice-Président de la Région en charge de l’environnement, du développement durable et de l’éco-région. Bâtir un projet partagé par le plus grand nombre – habitants, acteurs socio-économiques, associations – est un objectif certes ambitieux à atteindre mais essentiel dans le contexte actuel de périurbanisation croissante de la grande couronne francilienne, toutes les conséquences du projet d’Opération d’Intérêt National « Massy, Saclay, Versailles, Saint-Quentin-en-Yvelines » situé aux portes du Parc étant encore méconnues. Aussi, à travers des valeurs communes, une identité, un savoir-vivre, est-il possible d’offrir aux générations futures les atouts d’un patrimoine préservé en harmonie avec un développement respectueux de notre environnement. Participer à cette réflexion globale qu’est la révision d’une charte offre donc à chacun la chance d’imaginer un avenir commun, dépassant largement des préoccupations locales, au bénéfice d’un meilleur équilibre social et spatial.  

Jean-Pierre Ghibaudo, maire de Saint-Léger (commune dans le périmètre d’extension)

Fin des années 90, notre commune a étroitement collaboré au projet de Parc puisqu’il était déjà question d’étendre son périmètre. Aujourd’hui, nous restons parfaitement favorables à l’élargissement du territoire, surtout sur le massif forestier de Rambouillet. Depuis plusieurs années, les petites communes du canton rambolitain se battent pour conserver leur authenticité et partagent les valeurs d’un Parc naturel régional. Aussi, les intégrer semble parfaitement logique. Cela correspond sur le terrain à une vraie unité paysagère.

Vers le haut...