Eaux et vallées

Avec 160 hectares d'eaux closes (étangs et mares) et environ 90 kilomètres de rivières, l'eau est omniprésente sur le territoire. Mérantaise, Rhodon, Yvette,  ru des Vaux, Rémarde, Gloriette, Rabette, serpentent à travers la campagne. Ravins abrupts, fonds de vallées aux boisements linéaires, prairies humides, mares, friches herbues et roselières peuplées d'oiseaux forment autant d’écosystèmes, si précieux en Île-de-France.

Les caractéristiques

Le Parc naturel régional est partagé en deux bassins versants. Au nord, l'Yvette-amont avec ses affluents, le Rhodon, le Pommeret, la Mérantaise et le ru des Vaux et au sud, la Rémarde-amont, avec comme affluents : l'Aulne, la Rabette et la Gloriette. Les nombreux petits cours d'eau du territoire ont découpé les plateaux en vallées parfois très encaissées, orientés comme le relief, selon une direction nord-ouest/sud-est.

À l'ouest, l'eau du plateau de Trappes aux limons argileux est drainée par la chaîne des étangs et rigoles, créée par Vauban pour alimenter les bassins de Versailles. Le circuit de découverte de cette rivière du Roi-Soleil commence à Vieille-Église par l'étang de la Tour. Des bornes à fleur de lis le ponctuent.

Pour façonner les paysages de fonds de vallées, la géologie s'est conjugué avec l’hydrologie : le socle argileux des fonds de vallées retient les eaux de ruissellement des coteaux ou celles qui transitent dans l’épaisse table de sable de Fontainebleau qui constitue les plateaux. L’eau se trouve ainsi bloquée dans son cheminement vertical et ressort alors au grand air : sources, prairies humides, mares, rivières, étangs, forêts alluviales humides ou marécageuses, marais, roselières, tourbières…

Aménagées, déboisées, drainées par l’homme pour le pâturage et le maraîchage, ces zones naturellement humides redeviennent sauvages avec le recul ou l’abandon de ces pratiques culturales. Aujourd’hui, la richesse écologique qui accompagnait ces espaces remaniés par l’homme, subsiste ou bien a disparu au profil d’une autre nature différente, mais tout aussi riche : la nature évolue en fonction du climat, de la géologie et des contraintes liées aux activités de l’homme.


Les prairies humides
Les prairies humides, sont d'anciens pâturages drainés, qui sont encore parfois actuellement encore pâturées. Ces milieux ouverts, quand ils ne sont pas morcelés par la friche arbustive qui avance naturellement, hébergent une flore et une faune particulière, adaptée au faible ensoleillement et à l’humidité très importante
› Orchis négligé, Jonc épars, Tréfle d’eau forment un tapis qui abrite Grenouille rousse, couleuvre à collier et Decticelle bariolée …

Les friches humides à grandes herbes et roselières
Les friches humides à grandes herbes et roselières, se reconnaissent à leurs aspects de marais. Humide une partie de l’année, et très engorgé le reste de l’année, ces milieux ne sont pas propices à la promenade, sauf quand c’est leur vocation comme le marais de Maincourt avec son sentier pédagogique aménagé.

Les forêts alluviales marécageuses
Les forêts alluviales marécageuses renferment également des espèces animales et végétales bien particulières. L’atmosphère mystérieuse de ces lieux est propice aux contes et légendes.

Les rivières et petits rus
Les rivières et petits rus vestiges des imposantes rivières qui ont autrefois façonné le relief très encaissé des vallées, ces petits cours d'eau accueillent poissons, écrevisses, et autres invertébrés. La bergeronnette des ruisseaux se pose sur les bancs de gravières, le martin pêcheur survole comme une flèche les flots, il niche dans les hautes berges de sable. Fluctuant dans son lit mineur la plupart du temps, la rivière occupe son lit majeur en période de crue.

Les étangs
Dans les Etangs, Héron cendre, Canard souchet ou le Crapaud commun trouvent au milieu du Roseau et de la Massette à la fois des réserves de nourriture et des abris pour la reproduction.
› Cordulégastre annelé et Lézard vivipare sont familiers des lieux. Restez sur les chemins balisés car le sol est instable et d’aspect trompeur…

Les actions du Parc

L'amélioration de la qualité des eaux et l'entretien des cours d'eau ont été, dès la création du Parc, deux de ses premières préoccupations. En 1989, le Parc a signé un premier contrat de rivière liant l'ensemble des communes d'un même bassin versant ainsi que les organismes publics (Conseil régional d'Ile-de-France, Conseil général des Yvelines, Agence de l'eau Seine-Normandie et syndicat de rivières). Le contrat avait pour objectif d'améliorer la qualité des eaux. Une série de travaux ont été programmés pour une durée de cinq ans dans les domaines suivants : assainissement, eaux pluviales, milieux naturels. Puis en 1996, un deuxième contrat a été mis en place. Depuis, la qualité de l'eau dans le bassin versant de l'Yvette s'est améliorée. Un contrat de bassin pour le bassin versant de la Rémarde vient d'être signé.

Cette gestion transversale de la rivière s'est donc étendue et elle intègre maintenant y compris les travaux sur les terrains riverains, ceux-ci ayant un rôle à jouer dans la rétention des polluants et l'auto-épuration de la rivière.

Depuis 1994, le Parc accorde également une attention toute particulière aux mares. En effet, en dix ans, le Parc a perdu 10% de ces milieux. Inventaires, conventions avec les agriculteurs, plans de gestion sont mis en place pour sauvegarder ces petites pièces d'eau, biotopes vitaux pour de nombreuses espèces

Une mare se trouve sur votre terrain? Participer à l'inventaire des mares lancé par le Parc en cliquant ici.

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