Volet 1 : première partie
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UNE PEAU TRANSLUCIDE POUR LA LECTURE
Extension d'une bibliothèque
La bibliothèque de Rochefort est logée dans l'ancienne gendarmerie. Elle est située à l'articulation du bourg ancien et de quartiers plus récents. Elle a été agrandie sur le pignon nord par ajout d'un volume qui reprend le gabarit du bâtiment existant mais avec une peau translucide, affirmant ainsi son caractère contemporain en opposition aux maçonneries de meulière de l'ancienne gendarmerie. Cette extension a été l'occasion de réorganiser l'intérieur de la bibliothèque et de faire rentrer abondamment la lumière naturelle. Les parois translucides créent un jeu d'ombre et de lumière diaphane qui filtre au travers des rayonnages en créant une atmosphère propice à l'intimité de la lecture. Ce bâtiment transfiguré a été immédiatement adopté par les habitants comme un nouveau lieu de vie et de culture, convivial et confortable. Une réussite architecturale qui est un bon exemple dans le Parc d'une intervention contemporaine sur un bâtiment ancien d'usage communal.
Lieu : Rochefort-en-Yvelines, Maître d'ouvrage : mairie de Rochefort-en-Yvelines, Architecte : David Mary (Longvilliers), année de réalisation : 2006.
MÉTAL ET VERRE DANS UN CADRE DE VERDURE
Extension d'une maison de style art déco
Ossature d'acier et parois de verre pour un volume horizontal qui semble un peu flotter au dessus du jardin comme un clin d’œil aux réalisations du célèbre architecte américain
Mies Van Der Rohe, caractérisent cette maison. L’acier est rarement utilisé de façon apparente dans les maisons individuelles et ce projet démontre les qualités techniques et esthétiques de ce matériau. C’est aussi ce procédé dit en « filière sèche » qui a permis un montage de la structure en seulement deux jours. Le dialogue entre le neuf et l'ancien se fait par la reprise d'un toit plat et par une jonction habile qui se chevauche comme si l’existant et le neuf se croisaient les doigts. Depuis l'intérieur de l'extension, on profite pleinement de la lumière et de l'environnement boisé. Cette ouverture radicale sur le paysage illustre bien l’évolution de nos modes de vie et de nos envies : ouvrir nos maisons pour profiter pleinement de la nature. Cette maison a fait l'objet d'une publication le 20 avril 2007 dans la revue du Moniteur.
Lieu : Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Maître d'ouvrage : Particulier, Architecte : Maud Caubet (Paris), année de réalisation : 2005.
APPORT DE LUMIÈRE AU CŒUR D’UNE MAISON ANCIENNE
Réhabilitation et extension d'une longère
Comment agrandir une longère, bâtiment rural étroit et long que l’on fait souvent évoluer dans la longueur par juxtaposition de bâtiments similaires ? Ici, contrairement à la tradition, les propriétaires ont choisi d'agrandir leur maison par ajout d'un volume perpendiculaire afin de redonner de la centralité à l’ensemble de la construction. Le premier projet prévoyait un volume de style traditionnel mais il a rapidement évolué vers une solution contemporaine notamment en raison d’une volonté de créer de grandes surfaces vitrées afin de laisser pénétrer la lumière au cœur de la maison.
La toiture, en restant d'allure traditionnelle, sert de lien entre l’existant et le neuf. Cette réalisation est un bon exemple des rapports qui peuvent s’instaurer entre l’ancien et le contemporain : la maison de l’ombre et la maison de lumière, la maison massive et la maison légère, la maison ouverte et la maison fermée.
Lieu : Milon-La-Chapelle, Maître d'ouvrage : Particulier, Architecte : Bernard Busson agence Matières (Saint Cloud), réalisation : 2007
HISTOIRE DE DEPENDANCE, UNE GREFFE ARCHITECTURALE REUSSIT
Extension d'une maison bourgeoise
Si je souhaite agrandir ma maison, comment je fais ? Voilà une situation courante qui peut trouver des réponses très différentes en fonction des lieux, des besoins, etc. Ici, au lieu de s'agrandir en épaississant la maison initiale, l'extension s'appuie sur un mur de clôture de la rue créant ainsi une succession d'espaces bien orientés sur le jardin. Ce choix a été dicté notamment par l'histoire du lieu où des dépendances, aujourd'hui disparues, s'organisaient de la même façon en longueur autour d'une cour centrale. L'articulation entre la maison bourgeoise et l'extension se fait par une galerie vitrée en menuiseries acier. Des proportions justes, de très larges ouvertures, de la pierre, du verre, de la tuile et un peu de bois constituent les ingrédients d'un lieu de vie convivial en parfaite relation avec le jardin clos.
Lieu : Bullion, Maître d'ouvrage : Particulier, Architecte : David Mary (Longvilliers), Année de réalisation : 2007
UNE BASE SIMPLE COIFFÉE DE BOIS
Surélévation d'une petite maison
Votre maison ne vous convient plus mais les terrains sont rares et vous n’avez pas trouvé votre maison idéale. Alors n’hésitez pas à vous atteler à la transformation de votre maison. Une construction, c'est souvent une histoire de recollements successifs qui peuvent aboutir à une belle unité. C'est le cas de la plupart de nos églises de village qui accumulent les « collages » d'époques et de styles différents.
La structure et le bardage bois qui sont utilisés pour la surélévation de cette maison ont permis de la recomposer entièrement. Le bois est utilisé avec une certaine rigueur et une liberté qui s'expriment par les excroissances qui abritent les balcons et terrasses par où pénètre une lumière abondante vers l'intérieur de la maison. L’enduit ocre rouge qui recouvre les anciennes maçonneries se marie avec la blondeur du bois pour donner à l'ensemble de la maison, pourtant faite de deux matériaux très différents, une unité intéressante. Le matériau bois grâce à sa souplesse d’utilisation est particulièrement adapté pour les petits chantiers en milieu urbain. Son faible poids en fait le matériau de prédilection pour les surélévations.
Lieu : Chevreuse, Maître d'ouvrage : Particulier, Architecte : Bruno Fuchs (Jouy-Le-Moutier) www.hamadryade.com, année de réalisation : 2006
UN HABIT DE BOIS, DE VERRE ET DE MÉTAL POUR CHANGER DE STYLE
Réhabilitation d'une maison néo basque
C'était une maison de type néo basque que les propriétaires voulaient transformer et agrandir.
Leur souhait était de changer radicalement de style. Un grand « mur masque » en bois est venu coiffer la façade principale comme un grand écran. Une verrière latérale apporte lumière et soleil dans une maison à l'origine assez sombre. Une nouvelle « peau » extérieure de bois, de verre et de métal noir habille l'ensemble de la maison en touchant peu à sa structureet en lui donnant une allure de villa contemporaine.
Cette intervention, parce qu’elle est radicale, a soulevé des critiques dans le quartier car elle est venue bousculer les références architecturales conventionnelles. Mais les formes évoluent pour répondre aux aspirations contemporaines. Cette maison participe, grâce à la volonté des propriétaires et à l'habileté de l'architecte, à une évolution culturelle qui donne davantage de liberté et de sens aux constructions actuelles.
Evitons de généraliser des recettes toutes faites comme les « enduits grattés ton pierre » qui appauvrissent l’architecture parce qu’ils sont utilisés sans discernement. Chaque projet se nourrit d’un contexte qui lui est propre et notamment du lieu dans lequel il s’inscrit.
Lieu : Saint-Rémy-Lès-Chevreuse, Maître d'ouvrage : Particulier, Architecte : David Mary (Longvilliers), Année de réalisation : 2007.
LA POÉSIE ARCHITECTURALE SUR UNE BASE DE BÉTON PAR ANDRÉ WOGENSCKY
Maison d'habitation et atelier de sculpture
Cette maison est représente un travail d'orfèvre fondé des sur les théories du mouvement moderne de l'entre deux guerres. Par exemple, toutes les dimensions et proportions sont définies en rapport avec la morphologie humaine : le Modulor. Une œuvre magistrale qui témoigne du grand talent de son auteur et en même temps habitant, monsieur Wogenscky, architecte aujourd’hui disparu. Il laisse là pour les générations actuelles et futures, un plaidoyer pour le beau, l'harmonie, « l'unité artistique et architecturale », cette dernière valeur étant pour lui essentielle, comme il aimait à le souligner. Plus de 50 ans pour une maison qui paraît encore si jeune, si révolutionnaire et pourtant dans un parfait dialogue avec la nature et son site. Combien de temps faudra-t-il pour assimiler les apports de ce mouvement architectural, qui produisit une autre œuvre importante dans le département des Yvelines, la villa Savoye de Le Corbusier ? Cette architecture est critiquée quand on ne la connait pas, parce qu'elle surprend. Il suffit de pousser la porte et de se laisser guider dans le grand espace intérieur pour oublier ses réticences et tomber directement sous le charme de cette sérénité qui soudain vous habite.
Cette maison a été classée Monument historique en 1997.
Lieu : Saint Rémy-lès-Chevreuse, Maître d'ouvrage : André Wogenscky et Marta Pan, Architecte : André Wogenscky, Année de réalisation : 1952









